Saint Alexis Falconieri et les sept fondateurs des Servites de Marie
Les sept saints fondateurs, un engagement commun au service de Marie Le 17 février , l'Église catholique honore la mémoire collective de sept hommes, connus comme les sept saints fondateurs de l'Ordre des Servites de Marie. Parmi eux, la figure de Saint Alexis Falconieri est souv…
Prénoms fêtés ce jour-là
Saint Alexis Falconieri et les sept fondateurs des Servites de Marie
Les sept saints fondateurs, un engagement commun au service de Marie
Le 17 février, l'Église catholique honore la mémoire collective de sept hommes, connus comme les sept saints fondateurs de l'Ordre des Servites de Marie. Parmi eux, la figure de Saint Alexis Falconieri est souvent mise en avant, car il fut le dernier survivant de ce groupe exceptionnel et vécut jusqu'à l'âge de 110 ans. L'histoire de ce saint du jour et de ses compagnons est celle d'une renonciation radicale au cœur de la très prospère ville de Florence au XIIIe siècle. Issus de riches familles marchandes, Bonfiglio Monardi, Bonagiunta Manetti, Manetto dell'Antella, Amadio Amidei, Uguccione Uguccioni, Sostegno Sostegni et Alexis Falconieri appartenaient à une confrérie laïque dédiée à la Vierge Marie. Profondément touchés par la grâce divine et les déchirements politiques de leur cité, ils décidèrent de tout quitter. Le 15 août 1233, jour de l'Assomption, une vision de la Vierge Marie les aurait confirmés dans leur projet de vie commune, consacrée à la prière et à la pénitence. Ils se retirèrent d'abord hors de la ville, puis sur le Monte Senario, un lieu isolé qui devint le berceau de leur ordre. Une seconde vision, le Vendredi Saint 1239, leur aurait présenté l'habit noir de leur futur ordre, en mémoire des douleurs de Marie au pied de la Croix. C'est ainsi que naquit l'Ordre des Serviteurs de Marie (ou Servites), un ordre mendiant dont la spiritualité est centrée sur la compassion envers les souffrances de la Vierge. Alexis Falconieri se distingua par son humilité profonde. Se jugeant indigne du sacerdoce, il demeura frère lai toute sa vie, se chargeant des tâches matérielles et de la mendicité pour subvenir aux besoins de ses frères. Il fut également le directeur spirituel de sa nièce, sainte Julienne Falconieri. Leur canonisation collective par le pape Léon XIII en 1888 a souligné l'importance de leur témoignage fraternel : c'est ensemble, "comme un seul homme", qu'ils ont répondu à l'appel divin, montrant que la sainteté est un chemin qui peut se vivre en communauté, dans le soutien mutuel et un même idéal de service.
Date de commémoration
Dans le calendrier des fêtes