Bienheureuse Marie de l'Incarnation

sainte

Bienheureuse Marie de l'Incarnation, la 'belle Acarie', âme mystique et fondatrice Le 18 avril , l'Église nous invite à nous souvenir de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, plus connue de son vivant sous le nom de Madame Acarie. Née Barbe Avrillot à Paris le 1er février 1566,…

Prénoms fêtés ce jour-là

Bienheureuse Marie de l'Incarnation

Bienheureuse Marie de l'Incarnation, la 'belle Acarie', âme mystique et fondatrice

Le 18 avril, l'Église nous invite à nous souvenir de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, plus connue de son vivant sous le nom de Madame Acarie. Née Barbe Avrillot à Paris le 1er février 1566, elle est l'une des figures majeures du renouveau spirituel catholique en France à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Sa vie se divise en deux grandes périodes : celle d'une femme du monde, épouse et mère de famille accomplie, puis celle d'une humble religieuse carmélite, après avoir été l'instrument providentiel de l'introduction du Carmel réformé en France. Issue d'une famille de la haute bourgeoisie parisienne, Barbe Avrillot reçut une éducation soignée. Très jeune, elle ressentit l'appel à la vie religieuse, mais ses parents en décidèrent autrement. À l'âge de seize ans, elle épousa Pierre Acarie, vicomte de Villemor, un homme riche et influent, membre de la Sainte Ligue. De cette union naquirent six enfants, qu'elle éleva avec un soin et une piété exemplaires. Femme d'une grande beauté, surnommée "la belle Acarie", elle était aussi dotée d'une intelligence vive et d'un grand charme. Son hôtel particulier à Paris devint un centre névralgique de la vie spirituelle de l'époque. Elle y anima un cercle religieux où se pressaient les plus grands esprits de la Contre-Réforme française, tels que saint François de Sales, saint Vincent de Paul ou encore le cardinal de Bérulle, son cousin. Sa vie ne fut cependant pas exempte d'épreuves. L'engagement politique de son mari durant la Ligue lui valut des difficultés financières et l'exil temporaire de ce dernier. Elle-même fut victime de plusieurs accidents qui la laissèrent infirme pour le reste de sa vie. C'est dans ces épreuves qu'elle approfondit sa vie intérieure, marquée par une intense expérience mystique. La lecture des œuvres de sainte Thérèse d'Avila fut pour elle une révélation. Saisie d'un amour profond pour la spiritualité carmélitaine, elle se donna pour mission d'introduire en France les carmélites déchaussées. Avec une énergie et une détermination hors du commun, soutenue par ses amis influents, elle surmonta tous les obstacles. En 1604, les premières carmélites espagnoles arrivèrent à Paris. Ce fut le début d'une floraison de fondations à travers le royaume : Pontoise, Dijon, Amiens, Tours... Madame Acarie fut l'âme de cette entreprise, veillant sur chaque détail matériel et spirituel. Après la mort de son mari en 1613, et une fois ses enfants établis, Barbe Acarie put enfin réaliser son rêve de jeunesse. Renonçant à sa position et à son nom, elle entra comme simple sœur converse au carmel d'Amiens en 1614, prenant le nom de Marie de l'Incarnation. Elle y vécut dans l'humilité, l'obéissance et la prière, malgré de grandes souffrances physiques. Elle fut transférée au carmel de Pontoise, où elle mourut le 18 avril 1618. Reconnue pour sa sainteté et ses dons mystiques, elle fut béatifiée par le pape Pie VI en 1791. Cette sainte du jour nous laisse l'image d'une femme d'action et de contemplation, capable d'influencer son époque tout en aspirant à l'effacement le plus total devant Dieu.

Date de commémoration

Dans le calendrier des fêtes

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