Saint Isidore le Laboureur

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Saint Isidore, le laboureur dont les anges guidaient la charrue Chaque 15 mai , l'Église honore un saint du jour particulièrement attachant, qui incarne la sainteté dans la vie laïque et le travail quotidien : saint Isidore le Laboureur. Né vers 1070 à Madrid, en Espagne, et mort…

Prénoms fêtés ce jour-là

Saint Isidore le Laboureur

Saint Isidore, le laboureur dont les anges guidaient la charrue

Chaque 15 mai, l'Église honore un saint du jour particulièrement attachant, qui incarne la sainteté dans la vie laïque et le travail quotidien : saint Isidore le Laboureur. Né vers 1070 à Madrid, en Espagne, et mort vers 1130, Isidore était un humble ouvrier agricole, un paysan qui a passé sa vie à travailler la terre pour le compte d'un riche propriétaire terrien, Juan de Vargas. [6, 15] Sa vie, simple en apparence, est pourtant remplie de récits merveilleux qui témoignent d'une foi profonde et d'une connexion intime avec le divin. Isidore était un homme d'une grande piété. Chaque matin, avant de se rendre aux champs, il prenait le temps d'assister à la messe, ce qui lui valut la jalousie et les critiques de ses compagnons de travail. [15] Ces derniers l'accusèrent auprès de leur maître de paresse, affirmant qu'il passait plus de temps à prier qu'à labourer. Intrigué par ces accusations, Juan de Vargas décida un jour de surveiller Isidore pour vérifier s'il négligeait réellement son travail. Se cachant, il vit Isidore en profonde prière, en extase. Mais à sa grande stupéfaction, il vit également que la charrue continuait d'avancer toute seule, traçant des sillons parfaits, guidée par deux anges vêtus de blanc qui poussaient les bœufs. [15, 17] Ce miracle, le plus célèbre associé à saint Isidore, transforma la méfiance de son maître en une profonde vénération. Il comprit que la piété d'Isidore n'était pas un obstacle à son travail, mais au contraire la source d'une bénédiction divine qui rejaillissait sur les récoltes. Isidore était marié à une femme tout aussi pieuse que lui, Maria Toribia, connue en Espagne sous le nom de Santa María de la Cabeza (Sainte Marie de la Tête). [16] Ensemble, ils formaient un couple modèle de paysans chrétiens, partageant une vie de prière et de charité. Bien que vivant modestement, ils n'hésitaient jamais à partager le peu qu'ils avaient avec les plus pauvres. [16, 17] Plusieurs autres miracles sont attribués à Isidore. On raconte qu'un jour, il multiplia la nourriture pour nourrir une foule d'indigents venus lui demander de l'aide. [17] Une autre légende rapporte que, lors d'une grande sécheresse, alors que son maître lui demandait de l'eau, Isidore frappa le sol aride de son aiguillon à bœufs et fit jaillir une source d'eau fraîche qui ne s'est jamais tarie. [17] La réputation de sainteté d'Isidore le Laboureur grandit de son vivant et se poursuivit bien après sa mort. Son culte resta cependant longtemps local, principalement à Madrid, dont il est le saint patron. [6, 14] C'est plusieurs siècles plus tard, grâce à la guérison miraculeuse du roi Philippe III d'Espagne qui avait prié sur sa tombe, que sa cause en canonisation prit une ampleur nouvelle. [15] Le 12 mars 1622, le pape Grégoire XV le canonisa, offrant ainsi à l'Église universelle le modèle d'un saint laïc, un travailleur de la terre dont la vie simple fut sanctifiée par la prière et la charité. Saint Isidore est aujourd'hui le protecteur des agriculteurs, des laboureurs et des ouvriers journaliers. [6, 15] Sa fête, le 15 mai, est l'occasion de rappeler que la sainteté est accessible à tous, dans l'accomplissement humble et fidèle des tâches quotidiennes.

Date de commémoration

Dans le calendrier des fêtes

Voir la fête du 15 mai