Sainte Joséphine Bakhita

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Sainte Joséphine Bakhita, de l'esclavage à la sainteté Le calendrier liturgique du 8 février nous invite à nous souvenir de Sainte Joséphine Bakhita, une figure lumineuse de foi et de pardon dont le parcours de vie est l'un des plus émouvants du XXe siècle. Née au Soudan, dans la…

Prénoms fêtés ce jour-là

Sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita, de l'esclavage à la sainteté

Le calendrier liturgique du 8 février nous invite à nous souvenir de Sainte Joséphine Bakhita, une figure lumineuse de foi et de pardon dont le parcours de vie est l'un des plus émouvants du XXe siècle. Née au Soudan, dans la région du Darfour, vers 1869, elle vécut une enfance heureuse jusqu'à l'âge de neuf ans, moment où sa vie bascula dans l'horreur. Capturée par des négriers arabes, elle fut soumise à une série d'épreuves traumatisantes, dont le tatouage rituel, qui lui laissa plus d'une centaine de cicatrices sur le corps. Le choc fut si violent qu'elle en oublia son propre nom de naissance. Ses ravisseurs la surnommèrent ironiquement "Bakhita", ce qui signifie "la chanceuse". Pendant plus de dix ans, elle fut vendue et revendue à cinq reprises sur les marchés d'El Obeid et de Khartoum, subissant les brutalités et les humiliations inhérentes à sa condition d'esclave. Sa vie changea de cap lorsqu'elle fut achetée par le consul d'Italie à Khartoum, Calisto Legnani. Pour la première fois, elle fut traitée avec respect et affection. En 1885, lorsque le consul dut rentrer en Italie, Bakhita le supplia de l'emmener. C'est ainsi qu'elle arriva à Gênes, puis fut confiée à la famille d'un ami du consul, les Michieli. Elle devint la nounou de leur fille et, lorsque la famille dut partir pour la Mer Rouge, elle fut placée, avec la jeune fille, à l'Institut des catéchumènes de Venise, tenu par les Sœurs Canossiennes. C'est là que Bakhita découvrit Dieu. Elle racontera plus tard qu'elle avait toujours ressenti au fond de son cœur l'existence d'un "Maître de toutes les belles choses", et qu'elle désirait ardemment le connaître. Au contact des sœurs, elle reçut une instruction religieuse et sentit un appel à se consacrer entièrement à ce Dieu d'amour. Lorsque sa maîtresse revint pour la reprendre, Bakhita manifesta son désir de rester. L'affaire fut portée devant les tribunaux italiens qui déclarèrent sa liberté, l'esclavage n'étant pas reconnu par la loi italienne. Libre, elle choisit de recevoir le baptême le 9 janvier 1890, prenant les prénoms de Joséphine, Marguerite et Fortunata. En 1896, elle prononça ses vœux et devint Sœur Joséphine. Elle passa les cinquante années suivantes de sa vie au couvent de Schio, se consacrant aux tâches les plus humbles : cuisine, couture, et surtout l'accueil à la porterie. Sa douceur, son sourire et sa foi profonde marquaient tous les visiteurs. Ce saint du jour est un exemple extraordinaire de pardon ; elle affirmait que si elle rencontrait ses ravisseurs, elle s'agenouillerait pour leur baiser les mains, car sans eux, elle n'aurait pas connu Jésus. Elle mourut le 8 février 1947. Canonisée par Jean-Paul II en 2000, elle est la sainte patronne du Soudan et une lumière d'espérance pour toutes les victimes de la traite humaine.

Date de commémoration

Dans le calendrier des fêtes

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