Saint Lupicin de Lauconne
Saint Lupicin, le complément rigoureux de Saint Romain Bien que la fête principale du 28 février soit dédiée à son frère Saint Romain, Saint Lupicin est indissociable de l'œuvre monastique jurassienne. Né vers 400 à Izernore, il est le cadet de Romain. Contrairement à son frère q…
Prénoms fêtés ce jour-là
Saint Lupicin de Lauconne
Saint Lupicin, le complément rigoureux de Saint Romain
Bien que la fête principale du 28 février soit dédiée à son frère Saint Romain, Saint Lupicin est indissociable de l'œuvre monastique jurassienne. Né vers 400 à Izernore, il est le cadet de Romain. Contrairement à son frère qui choisit très tôt la vie religieuse, Lupicin se marie et mène une vie laïque. Ce n'est qu'à la mort de son épouse qu'il décide de changer radicalement de vie et de rejoindre son frère aîné, qui vit déjà en ermite à Condat. L'arrivée de Lupicin marque un tournant dans l'aventure spirituelle des deux frères. Alors que Romain est d'un naturel doux, conciliant et indulgent, Lupicin se distingue par un caractère beaucoup plus austère, sévère et intransigeant. Cette opposition de tempéraments, loin de créer des conflits, s'avère être une force pour la communauté naissante. Lupicin instaure une discipline monastique rigoureuse, inspirée des règles orientales, n'hésitant pas à être plus dur avec lui-même qu'avec les autres moines. Tandis que Romain tempère cette rigueur par sa bienveillance, Lupicin veille à ce que le relâchement ne s'installe pas. Ensemble, ils assurent un équilibre parfait pour gouverner les monastères qu'ils fondent. Le premier, Condat, reste sous la direction de Romain, tandis que Lupicin prend la tête du second, Lauconne (aujourd'hui Saint-Lupicin), situé à quelques kilomètres. Leur réputation de sainteté et la renommée de leurs monastères se répandent, attirant de nombreux disciples et les amenant à fonder d'autres communautés, y compris un monastère pour leur sœur à La Baume. Lupicin, bien que n'étant pas prêtre, partage avec son frère le charisme des miracles, notamment la guérison de lépreux. Il survit à Romain et meurt vers 480. Considéré comme un saint du jour à part entière, bien que fêté principalement le 21 mars, son histoire est intrinsèquement liée à celle de son frère célébré ce 28 février. Il incarne l'ascèse et la rigueur monastique, des vertus essentielles qui, combinées à la douceur de Romain, ont permis l'établissement d'un des plus importants foyers de spiritualité de la Gaule mérovingienne.
Date de commémoration
Dans le calendrier des fêtes