Saint Rafael Arnaiz Barón

saint

Saint Rafael Arnaiz Barón, la quête de l'Absolu En ce 26 avril , l'Église nous invite également à nous souvenir d'un saint beaucoup plus proche de nous dans le temps : Saint Rafael Arnaiz Barón, un jeune moine trappiste espagnol du XXe siècle. Sa vie, bien que courte, fut un témo…

Prénoms fêtés ce jour-là

Saint Rafael Arnaiz Barón

Saint Rafael Arnaiz Barón, la quête de l'Absolu

En ce 26 avril, l'Église nous invite également à nous souvenir d'un saint beaucoup plus proche de nous dans le temps : Saint Rafael Arnaiz Barón, un jeune moine trappiste espagnol du XXe siècle. Sa vie, bien que courte, fut un témoignage fulgurant de la recherche passionnée de Dieu et de l'acceptation joyeuse de la souffrance. Né en 1911 à Burgos, en Espagne, dans une famille aisée et cultivée, Rafael était un jeune homme brillant et aux multiples talents. Doué pour le dessin et la peinture, il entreprit des études d'architecture à Madrid. Promis à un avenir confortable et à une belle carrière, il ressentit pourtant au fond de son cœur un appel irrésistible à une vie plus radicale, entièrement donnée à Dieu. Ce désir d'absolu le conduisit à frapper à la porte de l'abbaye cistercienne-trappiste de San Isidro de Dueñas, dans la province de Palencia. En 1934, il quitta tout – sa famille, ses études, ses amis, son confort – pour embrasser la vie monastique, austère et silencieuse. Ce fut un changement radical. Le jeune homme habitué à une vie facile découvrit la rudesse du travail manuel, la pauvreté du dortoir commun, la discipline de la vie communautaire et les longues heures de prière, de jour comme de nuit. Loin de le rebuter, cette vie combla son désir de se rapprocher de Dieu. Cependant, quelques mois seulement après son entrée au monastère, une épreuve terrible vint bouleverser sa vie. Il fut diagnostiqué d'une forme très sévère de diabète sucré, une maladie alors très difficile à soigner. La maladie le contraint à quitter le monastère à plusieurs reprises pour recevoir des soins. Ces allers-retours, ainsi que les contraintes de son régime et la faiblesse physique qu'il endurait, auraient pu le conduire au découragement. Au contraire, Rafael fit de sa maladie un chemin de sainteté. Ne pouvant plus suivre la règle commune dans toute sa rigueur, il accepta avec une humilité et une patience extraordinaires son statut particulier au sein de la communauté, devenant oblat. Il vécut sa souffrance non comme une malédiction, mais comme une occasion unique de s'unir à la Passion du Christ. Ses nombreux écrits spirituels, lettres et carnets, témoignent d'une âme profondément amoureuse de Dieu, qui trouve sa joie dans l'abandon total à la volonté divine. Ce saint du jour nous offre une leçon magistrale sur le sens chrétien de la souffrance. Il écrivait : "Quand on pense que souffrir, c'est aimer, et qu'aimer, c'est le bonheur, alors la Croix est douce, les épines sont des roses, et la nuit se change en lumière". Rafael Arnaiz Barón mourut d'un coma diabétique le 26 avril 1938, à l'âge de seulement 27 ans. Sa réputation de sainteté se répandit rapidement. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1992 et canonisé par le pape Benoît XVI en 2009. Saint Rafael est aujourd'hui considéré comme l'un des grands mystiques du XXe siècle et est l'un des saints patrons des Journées Mondiales de la Jeunesse.

Date de commémoration

Dans le calendrier des fêtes

Voir la fête du 26 avril