Sainte Rebecca (Rafqa Choboq Ar-Rayès)
Sainte Rebecca (Rafqa), la perle du Liban Le 23 mars est également le jour où l'Église universelle, et plus particulièrement l'Église maronite, célèbre la mémoire de sainte Rebecca Choboq Ar-Rayès, plus connue sous le nom de sainte Rafqa. Cette religieuse libanaise, canonisée par…
Prénoms fêtés ce jour-là
Sainte Rebecca (Rafqa Choboq Ar-Rayès)
Sainte Rebecca (Rafqa), la perle du Liban
Le 23 mars est également le jour où l'Église universelle, et plus particulièrement l'Église maronite, célèbre la mémoire de sainte Rebecca Choboq Ar-Rayès, plus connue sous le nom de sainte Rafqa. Cette religieuse libanaise, canonisée par le pape Jean-Paul II en 2001, offre un témoignage de sainteté bouleversant, où la souffrance, unie à celle du Christ, devient un chemin de lumière et d'amour. Née le 29 juin 1832 à Himlaya, un village dans les montagnes du Metn au Liban, Boutrossieh (Pierrette), son nom de baptême, est l'unique enfant de Mourad Saber al-Choboq et de Rafqa Gemayel. Elle perd sa mère à l'âge de sept ans, une épreuve qui marque profondément son enfance. Jeune fille, sa grande beauté et ses qualités humaines attirent plusieurs prétendants, créant des dissensions au sein de sa famille. Pour échapper à un mariage forcé et répondre à un appel intérieur de plus en plus pressant, elle choisit de consacrer sa vie à Dieu. En 1853, elle entre au couvent Notre-Dame de la Délivrance à Bikfaya, au sein de la congrégation des Mariamettes. Elle y reçoit le nom de sœur Anissa (Agnès). Après un temps de formation, elle est envoyée en mission dans plusieurs villages, où elle se dévoue à l'éducation des jeunes filles. En 1871, sa congrégation est dissoute. Anissa demande alors à Dieu de la guider. Une vision l'oriente vers l'Ordre Libanais Maronite, un ordre contemplatif et austère. Elle est admise au monastère Saint-Simon d'Aïtou, dans le nord du Liban, et prend le nom de Rafqa (Rebecca), en souvenir de sa mère. C'est là que commence la seconde étape de sa vie religieuse, marquée par une union de plus en plus profonde avec le Christ dans sa Passion. En 1885, lors d'une prière, elle demande au Seigneur de la faire participer à ses souffrances. Sa prière est exaucée de manière saisissante. Une douleur violente et inexplicable s'installe dans sa tête et se propage à ses yeux. Les médecins sont impuissants. Après de multiples traitements inefficaces, une intervention chirurgicale entraîne la perte totale de son œil droit, qu'elle endure sans anesthésie en offrant ses douleurs. Peu à peu, la cécité devient totale. Loin de se révolter, Rafqa voit dans cette épreuve un chemin de purification et d'offrande. Elle disait : "Pour la gloire de Dieu et le salut des âmes". Sa vie devient une prière continuelle. Malgré ses souffrances et sa cécité, elle continue de participer à la vie de la communauté, filant la laine et tricotant. En 1897, elle déménage avec quelques sœurs pour fonder le monastère Saint-Joseph de Jrabta, où elle passera les dernières années de sa vie. Ses épreuves s'intensifient : la paralysie la gagne progressivement, disloquant ses os et la clouant au lit dans une position de crucifixion. Elle endure ce calvaire pendant des années avec une patience et une joie surnaturelles, devenant une source d'édification pour ses sœurs et pour les nombreuses personnes qui venaient lui demander des prières. Elle s'éteint saintement le 23 mars 1914. Son tombeau devient rapidement un lieu de pèlerinage et de nombreuses grâces et guérisons sont obtenues par son intercession. Le parcours de ce saint du jour, sainte Rafqa, est une illustration poignante du mystère de la souffrance rédemptrice. Elle nous enseigne que les épreuves de la vie, lorsqu'elles sont vécues dans la foi et l'amour, peuvent devenir un puissant moyen d'union à Dieu et de salut pour le monde.
Date de commémoration
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