Saint Lazare l'Iconographe

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Saint Lazare l'Iconographe, défenseur des saintes images Le 23 février est également le jour où l'on commémore un courageux confesseur de la foi en la personne de Saint Lazare l'Iconographe , aussi connu sous le nom de Lazare de Byzance ou Lazare le Confesseur. Ce saint du jour v…

Prénoms fêtés ce jour-là

Saint Lazare l'Iconographe

Saint Lazare l'Iconographe, défenseur des saintes images

Le 23 février est également le jour où l'on commémore un courageux confesseur de la foi en la personne de Saint Lazare l'Iconographe, aussi connu sous le nom de Lazare de Byzance ou Lazare le Confesseur. Ce saint du jour vécut au IXe siècle, une période de grande tourmente pour l'Empire byzantin, marquée par la crise iconoclaste. Ce conflit théologique et politique majeur opposait les partisans de la vénération des icônes (iconodules) à ceux qui la rejetaient, la considérant comme une forme d'idolâtrie (iconoclastes). Né dans le Caucase, probablement en Arménie, Lazare se rendit jeune à Constantinople où il embrassa la vie monastique. Il y apprit et maîtrisa l'art de la peinture d'icônes, mettant son talent au service de sa foi profonde. Il devint un peintre d'icônes réputé à une époque où cet art était non seulement proscrit mais aussi violemment réprimé par le pouvoir impérial. L'empereur Théophile (829-842), un iconoclaste zélé, mena une persécution féroce contre les défenseurs des images saintes. Lazare, refusant d'obéir à l'édit impérial qui ordonnait la destruction des icônes et interdisait leur production, fut arrêté. Sommé de renier son art et de détruire ses œuvres, il resta inébranlable dans sa conviction que les icônes étaient des fenêtres sur le divin et un support légitime à la prière. Face à son refus obstiné, l'empereur le soumit à d'effroyables tortures. Selon les récits hagiographiques, il fut d'abord jeté dans un cloaque, mais en survécut miraculeusement. Loin d'être intimidé, il se remit à peindre dès sa libération. Théophile, furieux, ordonna alors une torture encore plus cruelle : on lui brûla la paume des mains avec des fers rouges afin de le mutiler et de l'empêcher à jamais d'exercer son art. Cependant, Lazare trouva refuge et fut soigné en secret grâce à l'intervention de l'impératrice Théodora, qui, contrairement à son époux, était favorable au culte des images. Caché dans un monastère dédié à Saint Jean-Baptiste, il aurait réussi, malgré ses mains mutilées, à peindre une icône du Précurseur qui devint célèbre pour ses miracles. Après la mort de Théophile en 842, l'impératrice Théodora, devenue régente, mit fin à la persécution et rétablit officiellement le culte des images, un événement connu comme le "Triomphe de l'Orthodoxie". Lazare fut alors pleinement réhabilité et son courage célébré. Il fut même envoyé par le nouvel empereur Michel III en mission diplomatique à Rome auprès du pape Benoît III pour œuvrer à la réconciliation entre les Églises d'Orient et d'Occident. Il mourut lors de son second voyage vers Rome, vers 867, laissant le souvenir d'un artiste martyr, symbole de la résistance spirituelle face à l'oppression.

Date de commémoration

Dans le calendrier des fêtes

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